Comment choisir son vélo électrique en 2018 - Android

Comment choisir son vélo électrique en 2018 - Android

Le vélo est le deuxième moyen de locomotion le plus utilisé après la voiture. Comme les trottinettes ou les skates, il a lui aussi profité d’une électrification bienvenue. Avec un choix pléthorique et une offre aussi vaste, voici notre guide pour vous aider à y voir plus clair. En selle ! En France, il se vend Lire la suite

Le vélo est le deuxième moyen de locomotion le plus utilisé après la voiture. Comme les trottinettes ou les skates, il a lui aussi profité d’une électrification bienvenue. Avec un choix pléthorique et une offre aussi vaste, voici notre guide pour vous aider à y voir plus clair. En selle !

En France, il se vend un vélo toutes les 15 secondes, soit 6600 vélos par jours ou 2 700 000 de vélos en 2017. Une véritable passion lie les Français à la petite reine et cela ne date pas d’hier.

Petite histoire du vélo

De la draisienne, l’ancêtre dépourvu de freins et de pédalier, au grand bi et sa gigantesque roue avant, jusqu’au vélocipède moderne, le vélo a progressivement évolué pour devenir celui que l’on connaît aujourd’hui. Un moyen simple, économique et agréable de se mouvoir en ville et à la campagne.

« Bicyclette de Lawson, premier vélo avec une chaîne et pédalier sous le cycliste » // Source Wikipedia

Si le vélo classique a atteint l’âge de raison, son petit frère, le vélo électrique, rentre quant à lui dans sa prime adolescence. Tarifs en baisse, technologie des batteries de plus en plus performante, entrée de nouveaux acteurs, tout est réuni pour démocratiser le vélo 2.0.

Si le prix d’un bon vélo électrique reste, généralement, deux à trois fois supérieur à son équivalent classique, les avantages sont aussi beaucoup plus probants. Les processeurs de dernière génération, combinés à des batteries de plus en plus denses, offrent un confort d’utilisation surprenant sans trop alourdir le vélo.

« Évolution de la bicyclette depuis la draisienne de 1818 » // Source Wikipédia

Reste que pour bien le choisir, il est important de d’abord considère le vélo dans son ensemble et pas juste son électrification. Ce guide non exhaustif vous apporte les éléments pour bien acheter votre prochain vélo électrique.

Anatomie d’un vélo

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un vélo est bien plus qu’un cadre et deux roues. Chaque élément du vélo joue un rôle bien précis et s’il est possible « d’upgrader » son vélo au fur et à mesure, il vaut mieux bien choisir son ensemble d’origine.

Les composants majeurs sont : le cadre, le couple fourche/guidon, le pédalier, les roues/pneus et bien sûr les freins. Sur un vélo électrique, il faudra évidemment y ajouter le moteur, la batterie et le contrôleur. Enfin, en fonction de son usage, il sera possible d’ajouter toute une panoplie d’accessoires à son vélo : garde-boue, porte-bagage, sacoches et même un porte-téléphone.

« Le Vanmoof X2 et son cadre en X ! » // Source Vanmoof

Si les paragraphes suivants parlent du vélo au sens général, cela s’applique bien sûr aux vélos électriques.

Le cadre

C’est le squelette de votre vélo, tous les éléments viendront se greffer à celui-ci. Le cadre peut être en acier, en aluminium et même en carbone pour les modèles les plus haut de gamme.

Un vélo électrique subit des accélérations et décélérations plus fortes que son équivalent « classique ». Le choix du cadre aura une influence directe sur le comportement routier, en plus du cycliste il devra aussi supporter la batterie et le moteur, ce qui alourdit l’ensemble.

« Le samedi 28 de Moustache utilise un cadre hydroformé » // Source Moustache bikes

Acier

Si l’acier coûte moins cher, il est aussi beaucoup plus lourd, ce qui se ressentira vite dans les montées, ou s’il faut porter le vélo. Il se retrouve surtout sur les modèles d’entrée de gamme et très rarement sur un vélo électrique déjà alourdi par sa batterie.

Aluminium

L’aluminium est devenu très courant, un cadre alu sera plus léger et plus rigide que le même modèle en acier, un bon point. Ces précieux kg gagnés autorisent de meilleures reprises et surtout un transport plus aisé. Revers de la médaille, l’aluminium absorbe moins les chocs et si votre vélo ne dispose pas d’amortisseurs vous allez (vraiment) haïr les pavés.

Le cadre aluminium reste un excellent compromis prix/poids/performances et représente la majorité des ventes aujourd’hui. Ah et si on vous demande « alu 6061 ou alu 7005 ? » à tarif égal choisissez le premier.

« Un cadre full carbone dans un vélo électrique ? Le FuroSystems Sierra » // Source Furo Systems

Carbone

Les cadres en fibre de carbone représentent la fine fleur du genre : ultra léger, super rigide et… vraiment onéreux. Si les gains sont réels, son prix reste un énorme frein à l’achat. Pour garantir une solidité maximale, les fibres sont tressées dans deux sens différents afin de résister à toutes les sollicitations. Problème, ce procédé rallonge le temps de production et la quantité de fibre nécessaire, augmentant forcément le prix final.

Si votre le budget est large, faîtes vous plaisir avec un cadre carbone, mais dans 90 % des cas, un cadre alu sera amplement suffisant !

Les roues

On ne le répète jamais assez, mais les roues sont le seul élément en contact avec le sol sur un deux-roues. Il s’agit donc d’un élément majeur qui nécessite un choix réfléchi, encore plus sur un vélo électrique, plus lourd.

« Roue Mavic Crossmax Pro Carbon : le top de la marque pour VTT » // Source : Mavic

Le diamètre

Au niveau des tailles de roues, on trouve plusieurs formats en fonction du type de vélo et de la taille du cycliste. Plus la roue est petite plus le vélo est maniable à basse vitesse et inconfortable à haute vitesse. Il s’agit donc de faire le bon arbitrage en fonction de son usage.

26-27,5″ : le diamètre de roue de base pour un VTT ou un VTC





Une roue de diamètre 24″ nécessitera moins d’effort au démarrage et offre un rayon de braquage moins important, pratique en ville par exemple. À vitesse élevée, c’est une autre histoire. Elle rendra le contrôle du vélo beaucoup plus hasardeux, si vous faites régulièrement de longues distances, elles sont à déconseiller.

Une roue de diamètre 29″ demandera un sérieux coup de pédale au démarrage. Son inertie importante et son rayon de braquage important n’en feront pas le meilleur vélo de ville. Par contre, son large diamètre gommera les imperfections du sol et permet d’atteindre des vitesses élevées sans risquer de perdre le contrôle.

Les formats les plus répandus sont :

  • 18-20″ : un diamètre surtout utilisé par les vélos pliants, en dessous le vélo commence à devenir vraiment instable à haute vitesse.
  • 26-27,5″ : le diamètre de roue de base pour un VTT ou un VTC, le 27,5″ se démocratisant au fur et à mesure. Un bon compromis vitesse/inertie, il sera adapté à 90 % des situations.
  • 28-29″ : les roues de grande taille sont surtout utilisées sur les vélos de routes ou vélo de course. Grâce à leur large diamètre, il est possible de rouler vite et longtemps sans avoir à relancer trop souvent. En VTT, cela permet un franchissement plus aisé des fissures et failles.

« 20″ est le diamètre minimum pour de trajets quotidiens confortables » // Source Décathlon

Pour un vélo électrique, une roue de large diamètre ne posera pas de soucis, le pédalage étant aidé par le moteur électrique. J’aurai tendance à recommander une roue de 27,5″ au minimum, avec une moyenne de 25 km/h cela rendra les trajets plus confortables.

Les pneus

Le choix des pneus est primordial, il influera massivement sur le comportement routier, le confort et même la vitesse. Petite astuce : plus la roue est fine, plus le vélo va vite. Plus la roue est large, mieux le vélo adhère, question de surface de contact.

En cas de crevaison, il faudra changer la chambre à air et parfois la roue avec





Le pneu classique est en gomme (plus ou moins dure) et dispose d’une chambre à air. Le tout est associé à la jante grâce à la tringle du pneu. En fonction du diamètre de la roue, on choisira évidemment une chambre à air adaptée, afin que le pneu soit pleinement rempli.

Ce système est le plus commun, on trouve quasiment tous les diamètres et toutes les largeurs de roue. En cas de crevaison, il faudra changer la chambre à air et parfois la roue avec, une opération plus ou moins simple en fonction des vélos.

« Les pneus ballon de Schwalbe équipent de plus en plus de vélos électriques » // Source Schwalbe

Les pneus tubeless font abstraction de la chambre à air, ce qui les rend plus légers et théoriquement plus résistants aux crevaisons. La pression bloquant naturellement l’échappée du gaz si la situation venait à se présenter. Monter un pneu tubeless exige des roues adaptées et un petit tour de main.

Dans le même genre, on trouve aussi le boyau sur les vélos de route. Complètement fermé, il offre un meilleur rendement et un meilleur confort, plus souple il s’adapte parfaitement à la route. La encore, il nécessite la encore un savoir faire précis pour son montage.

Pour finir, sachez que si votre vélo ne dispose pas d’amortisseurs, un pneu surdimensionné comme les pneus ‘’ballon » peut être une excellente alternative. Grâce à leur faible pression, ils absorbent admirablement bien les chocs et sont parfaitement adaptés à la ville. Les vélos hollandais ont depuis plusieurs années adopté ce pneu atypique.

Géométrie du cadre

Petit point rapide sur la géométrie du cadre, en fonction de l’usage final le cadre offrira une assise plus ou moins penchée.

Vélo ville

Un vélo de ville dispose d’un guidon haut, d’une barre centrale mixte (c’est à dire basse) et d’une selle relativement basse. Cette configuration permet de garder le dos droit, ce qui sera plus confortable sur des trajets en ville avec de nombreux arrêts.

 

« Le Lundi 26 est le parfait exemple du vélo de ville : guidon relevé et porte-bagage » // Source Moustache Bike

Vélo route

Un vélo de route aura une selle à même hauteur, voire plus haute, que le guidon. Le cycliste adoptant alors une position « plongeante », un peu surprenante au premier abord. Vous avez forcément croisé un coursier vélo ou un cycliste chevronné, pratiquement parallèle au sol, position caractéristique de ce type de cadre. À privilégier si vous aimez la vitesse ou parcourez de longs trajets, gare aux voitures cependant !

VTT et VTC

Enfin, le dernier type de cadre est aussi plus populaire : le cadre VTT/VTC. À cheval entre la position course et ville, cette géométrie s’est étendue à tous les cercles. Elle offre un bon compromis confort/vitesse et permet de garder un centre d’équilibre légèrement en retrait.

Concernant le débat cadre homme/femme, il existe désormais des cadres mixtes : femme, mais pas trop. Si, à l’origine, le cadre femme était prévu pour permettre aux femmes de monter à vélo sans lever la robe, beaucoup d’hommes ont adopté ce cadre, plus pratique au quotidien.

 

« Le Samedi 27 SX 9 se prête beaucoup mieux au downhill qu’à la ville. » // Source Moustache

Vélo pliant

Catégorie à part, le vélo pliant doit jouer avec des contraintes particulières. Le système de pliage le rendant souvent (beaucoup) plus lourd que son équivalent non pliable. Et c’est encore plus vrai avec un vélo pliant électrique, la grande majorité flirtant allègrement avec les 20 kg… Au niveau du confort, il y a de tout, mais prévoyez un budget solide pour vous faire vraiment plaisir.

Fourche et potence

La fourche est un élément mobile relié à la roue avant et la potence. C’est un élément majeur qui subit d’importants efforts, après la roue avant c’est lui qui supporte les cahots de la route. Elle peut être changée avec le temps, en cas d’accident ou simplement d’usure.

Fourche fixe

La fourche de vélo la plus simple et la fourche fixe ou rigide. Sa simplicité en a fait un véritable élément de différenciation visuelle sur certains modèles. Robuste, elle ne nécessite pas d’entretien particulier ce qui est un avantage certain. Le seul bémol vient de sa rigidité, toutes les aspérités de la route seront transmises directement au guidon, donc aux bras.

« BH Emotion Neo Carbon un vélo électrique full carbon, même La Fourche » // Source : BH Bikes

Elle peut être en :

  • acier, lourd, mais plus confortable que l’aluminium ;
  • aluminium, léger et rigide, mais moins confortable que l’acier ;
  • carbone, ultra léger et ultra rigide on le retrouve surtout sur les modèles haut de gamme.

Les vélos de route/course ne disposent pratiquement jamais d’amortisseurs avec leur fourche, ils sont taillés pour la vitesse et l’endurance. Les dos d’ânes, nids de poules et trottoirs deviendront vite vos meilleurs ennemis.

Un vélo électrique avec fourche rigide se révèlera extrêmement nerveux, le Cowboy ou le X2 de Vanmoof en sont de très bons exemples.

Fourche suspendue

Une fourche avec amortisseurs (ou suspendue) sera plus confortable, mais se révèlera aussi plus lourde. Les amortisseurs peuvent être à ressort ou à gaz pour les modèles plus évolués, quasiment tous les modèles VTT/VTC en disposent d’origine.

Un amortisseur va absorber une partie des efforts du cycliste, le vélo s’enfonçant un peu à chaque coup de pédale. Pour pallier cet écueil, certaines fourches se dotent d’un système de lock pour bloquer l’amortisseur, pratique sur des trajets routiers par exemple.

Sur un vélo électrique, la fourche suspendue est très courante. Elle permet d’encaisser les accélérations et freinages, plus intenses que sur un vélo classique. Il est tout à fait possible de choisir un vélo électrique à fourche fixe, mais, d’expérience, vous allez vite sentir la différence au niveau des bras.

« Une fourche suspendue monobras sur un vélo électrique ? Le MASS Starck Bike Snow en disposait ».

Un VTT électrique en ville est comme un 4X4 en ville : c’est gros, c’est lourd, mais que c’est confortable… et ça va partout. Dans le doute, rapprochez-vous d’un revendeur pour faire le test : confort ou vitesse ?

Potence et guidon

Potence

La potence peut être plongeante — elles plongent dans le tube de direction — ou ahead-set — elles s’accrochent directement sur la fourche. La première se retrouve majoritairement sur les vélos de route/course et peut être aisément réglée en hauteur, un bon point pour la position du dos. Ces potences se révèlent plus lourdes que leur équivalent ahead-set.

« La potence ahead-set est très courante sur un VTT » // Source : Citycle

Les potences ahead-set sont beaucoup plus récentes. Si elles ne permettent pas de régler la hauteur du guidon, elles sont aussi beaucoup plus légères. On les retrouve essentiellement sur les VTT, mais elles sont de plus en plus courantes sur les vélos modernes.

La longueur de la potence influe directement sur votre position de conduite, plus elle est longue et plus le cycliste sera allongé, pas très confortable, mais parfait pour les usages intensifs sur route. Une potence courte rendra le vélo très maniable, mais ne permettra pas de se pencher plus que de raison.

« La potence plongeante garde un certain charme, surtout sur un vélo vintage » // Source monsieurpignonmadameguidon

Un bon compromis est une potence d’environ 100 mm de long. Quant à l’angle de la potence, c’est très simple : potence droite = vitesse, potence inclinée = VTT. Une potence avec un angle de 10 degrés est parfaitement adaptée à la ville, penché, mais pas trop. Cela permettra de ne pas être désarçonné quand le moteur électrique s’active, tout en n’étant pas le nez dans le guidon à chaque freinage.

Guidon

Pour ce qui est du guidon (oui je sais qu’on peut aussi dire cintre), plusieurs écoles coexistent. Ils peuvent être en aluminium ou carbone, plus rarement en acier, et surtout adopter plusieurs formes :

  • guidon droit ou légèrement relevé : basique parmi les basiques, il est très courant et aussi très inconfortable en ville. Ce guidon offre une excellente maniabilité, mais se révèlera fatigant au quotidien pour un usage ville ou route, l’extérieur des poignets subissant une position peu naturelle. Plusieurs longueurs existent et plus le guidon est large, plus le vélo est maniable (et plus il sera complique de passer entre deux voitures, mais ça…)

« Le classique guidon droit relevé est très commun sur les VTT » // Source : Haibike

  • guidon route : vous l’avez forcément déjà croisé, sa forme alambiquée aux extrémités recourbées le rendant unique (les fameuses cocottes). Ce guidon est l’un des plus confortables, la position des mains permettant une préhension, somme toute, tout à fait naturelle. S’ils nécessitent un petit temps d’adaptation, une fois adoptés il est dur de revenir en arrière. Plus étroits que les guidons droits, ils sont aussi moins maniables, attention.
  • guidon plat recourbé : très fréquent sur les vélos de ville, ils sont plus confortables que les guidons droits tout en étant moins « technique » que les guidons route. Un très bon compromis en ville ou pour des trajets quotidiens.

Freins

Organe de sécurité essentiel et même indispensable du vélo électrique : les freins. Un VAE peut aller relativement vite et souffre d’une inertie plus impor

07/10/2018 02:00 PM