Test du Samsung Galaxy A10 - le premier prix a son nouveau maître - Android

Test du Samsung Galaxy A10 - le premier prix a son nouveau maître - Android

Premier prix de sa gamme, le Samsung Galaxy A10 a pour lourde mission de se positionner sur le marché des smartphones pas chers. Arrive-t-il à convaincre ? Voici notre avis au travers d’un test complet. Fiche technique du Samsung Galaxy A10 Modèle Samsung Galaxy A10 Version de l'OS Android 9.0 Interface constructeur Samsung One UI Taille d'écran 6.2 Lire la suite

Premier prix de sa gamme, le Samsung Galaxy A10 a pour lourde mission de se positionner sur le marché des smartphones pas chers. Arrive-t-il à convaincre ? Voici notre avis au travers d’un test complet.



Fiche technique du Samsung Galaxy A10

ModèleSamsung Galaxy A10
Version de l'OSAndroid 9.0
Interface constructeurSamsung One UI
Taille d'écran6.2 pouces
Définition1520 x 720 pixels
Densité de pixels271 ppp
TechnologieIPS LCD
SoCExynos 7884
Processeur (CPU)ARMv8
Puce Graphique (GPU)Mali-G71
Mémoire vive (RAM)2 Go
Mémoire interne (flash)32 Go
MicroSDOui
Appareil photo (dorsal)13 MP
Appareil photo (frontal)5 MP
Wi-FiWi-Fi 4 (n)
Bluetooth5.0 + A2DP + LE
RéseauxLTE, HSPA, GSM
Bandes supportées2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7)
NFCNon
Capteur d'empreintesNon
Ports (entrées/sorties)microUSB
GéolocalisationOui
Batterie3400 mAh
Dimensions75.6 x 155.6 x 7.9mm
Poids168 grammes
CouleursNoir, Bleu, Rouge
Prix146€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone que nous avons acheté.

Notre test en vidéo



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Design

Le Samsung Galaxy A10 respire le petit smartphone à petit prix. Le BON petit smartphone à petit prix. La coque est en plastique et rappelle un peu les smartphones d’il y a quelques années avec son petit haut-parleur à l’arrière (on y reviendra), mais l’ensemble est bien agencé, et bien fini et le module photo qui dépasse à peine renforce cette impression. Cette coque en plastique douce au toucher marque cependant assez rapidement les traces de doigts sur la version grise que nous avons testée.

Tout en rondeurs, le Galaxy A10 tient bien dans la main, permet une préhension solide et reste agréable dans la paume. Par ailleurs, avec ses 165,5 g sur notre balance (168 g officiellement), il parait très léger dans la main et son écran de 6,2 pouces est grand, mais ne rend pas l’ensemble démesuré.

Cette sorcellerie est permise grâce aux bordures relativement fines pour un smartphone de cette tranche tarifaire. En comparaison, le Xiaomi Redmi 7 par exemple possède un contour d’écran plus épais. Même l’encoche — en goutte d’eau — ne parait pas trop proéminente.

Pour ce qui est du tour du propriétaire, on retrouve tous les boutons sur la tranche droite, parfaitement accessibles, un port micro-USB et une prise jack sur la tranche inférieure et le tiroir à trois emplacements (2 cartes nano SIM + 1 carte microSD) sur le côté gauche.

Écran : mais où est le blanc ?

Alors que tous les smartphones de Samsung embarquent une dalle AMOLED, le Samsung Galaxy A10 est quant à lui équipé d’une dalle IPS LCD de 6,2 pouces avec une définition de 1520 x 720 pixels. Un choix particulier quand on sait que Samsung produit ses propres dalles OLED depuis maintenant des années.

Le choix n’est pas forcément très judicieux. On passera sur la définition plutôt faible qui rend les détails un peu crénelés (ce que les yeux avertis remarqueront rapidement à la lecture) pour se concentrer sur le calibrage catastrophique de l’écran. Il est choquant au premier regard : l’image vire au bleu-vert au point que les écrans blancs laissent une sensation de malaise. C’est d’ailleurs ce que nous confirme notre sonde avec une température des couleurs qui dépasse la barre des 9000 K, ce qui est très haut et surtout très loin des 6500 K du point blanc absolu. Le pire, c’est surement que Samsung ne propose pas de fonction de calibrage des couleurs dans les paramètres, alors que c’est le cas sur la gamme Galaxy S par exemple.

Par ailleurs, avec sa luminosité de 470 cd/m² et son contraste de 1186:1, l’écran du Galaxy A10 s’en sort correctement au quotidien et reste lisible même en plein soleil, même avec des angles de vision un peu farfelus.

Pour ce qui est du son, le haut-parleur à l’arrière n’est clairement pas une bonne idée. Non seulement la coque en plastique résonne, mais en plus le son est vite étouffé et même à plein volume il est parfois difficilement audible. Privilégiez un casque ou des écouteurs, d’autant que la prise jack est là.

Logiciel : One UI toujours au top

Si Samsung a fait des sacrifices au niveau de l’écran, ce n’est pas le cas au niveau logiciel — ou pas trop tout du moins. Le Galaxy A10 tourne nativement sous Android 9 Pie avec One UI 1.1, tout comme ses grands frères (y compris le Galaxy S10).

En substance, on l’a déjà dit : One UI est une excellente interface, complète, personnalisable, facile à appréhender, qui ne perd pas trop son utilisateur, avec un thème sombre et accessible à un doigt. Il manque néanmoins quelques fonctionnalités par rapport à un S10, comme le calibrage de l’écran (ce qui aurait été bienvenu) ou encore le déverrouillage par empreintes digitales puisque le Galaxy A10 est dépourvu de capteur biométrique dédié.

Hormis cela, on retrouve tous les bons points de One UI. Son dark mode, sa navigation par gestes très intuitive, la quasi-totalité des informations situées sur le bas de l’écran pour éviter de se tordre le pouce en allant chercher les icônes en haut de l’écran, et surtout ses nombreux points de personnalisation, aussi bien pour l’écran d’accueil que le tiroir d’applications, le volet de notifications ou le menu des paramètres. Elle est également assez légère pour tourner sans réel accroc sur un smartphone aux performances limitées.

Enfin, notons que le Galaxy A10 est aux normes Widevine L1, ce qui lui permet de faire tourner les contenus multimédia dans leur qualité maximale (dans la limite de ce que permet le matériel). C’est un point non négligeable quand on sait que son principal concurrent, le Xiaomi Redmi 7, n’obtient que la certification L3, le limitant au 480p sur des applications comme Netflix, myCanal ou Molotov.

Performances

Le Samsung Galaxy A10 est équipé d’un SoC Exynos 7884 couplé à 2 Go de RAM. Il s’agit d’un SoC octocore basé sur une architecture similaire à celle de l’Exynos 7885 (comme sur le Galaxy A8 2018), mais cadencé à 1,6 GHz au lieu de 2,2 GHz.

Samsung ne tente que très rarement de rivaliser sur les performances pures, privilégiant l’expérience utilisateur. C’est donc sans surprise que le Galaxy A10 se retrouve derrière ses principaux concurrents dans les benchmarks.

 Samsung Galaxy A10Xiaomi Redmi 7Honor 10 Lite
SoCExynos 7884Snapdragon 632Kirin 710
AnTuTu88 888103 126130 370
GPU40 07452 441-
CPU18 43113 866-
UX24 34229 687-
Memoire6 0417 132-

Au quotidien, il s’en sort pourtant bien pour un smartphone à ce prix, avec une interface plutôt fluide. Les habitués de smartphones haut de gamme remarqueront que l’ouverture des applications est plus lente ici, mais, si vous n’êtes pas en train de télécharger/installer une application, vous ne devriez pas remarquer de ralentissement important à l’utilisation.

Pour ce qui est des jeux, il faut tirer un trait sur Fortnite, mais on peut tout de même jouer à des titres 3D dans de bonnes conditions. Sur Arena of Valor par exemple, il est possible de pousser un peu les paramètres et de jouer entre 50 et 60 fps. Sur PUBG Mobile, les graphismes sont paramétrés par défaut sur la qualité Moyenne et le jeu tourne de manière correcte. Si on constate un peu de clipping (décors au loin qui apparaissent et disparaissent lors de certains mouvements) et quelques rares baisses de framerate, il est tout à fait possible de faire une partie de PUBG correcte.

Appareil photo

Le Galaxy A10 possède un simple et unique capteur de 13 Mégapixels à l’arrière et un module frontal de 5 mégapixels. Pour un smartphone d’entrée de gamme à moins de 200 euros, je dois avouer que je ne m’attendais pas à grand-chose. Et pourtant, j’ai été surpris par la qualité de l’appareil. Ce n’est pas une merveille, certes, mais c’est très loin d’être catastrophique.

En plein jour ou en intérieur, le piqué est parfois décevant, notamment sur les éléments un peu lointains où le smartphone peut avoir du mal à faire la mise au point. Sur des sujets plus proches (ou quand on arrive à faire une bonne mise au point), le rendu est bon et arrive surtout à très bien gérer les couleurs.

Mais ce qui est étonnant, c’est que le Galaxy A10 arrive toujours à marcher sur le fil pour proposer un résultat correct même dans des conditions très difficiles. En contre-jour, de nuit, sur des cibles mouvantes… même quand le résultat n’est pas exceptionnel, il est toujours exploitable, et même souvent étonnamment bon dans sa gestion des lumières et des couleurs. Dommage qu’en zoomant un peu dans l’image on voit rapidement que les délimitations sont parfois hasardeuses et les textures uniformisées.

12/06/2019 04:00 PM